Pour que vive la Méthode naturelle telle que Paul Le Bohec la mettait en œuvre
Pour que vive la Méthode naturelle telle que Paul Le Bohec la mettait en œuvre

Donner sa chance au groupe

Et si persévérer dans la Méthode naturelle de mathématique,
c’était avant tout donner sa chance au groupe ?

 Paul disait :

« Les copains qui abandonnent la Méthode naturelle de mathématique au bout de quelques semaines d’essais c’est parce qu’ils n’ont pas assez faim. »

D’autres disent que c’est parce qu’ils ont une culture mathématique insuffisante.

Évidemment, un maître avec une culture mathématique plus solide est plus à même de voir les pistes, les concepts sous-jacents lors des séances et peut ainsi regagner de la confiance.

Et si ce n’était pas plutôt l’incertitude, le fait de ne pas savoir comment la séance va se dérouler et quels concepts seront abordés, de se sentir déposséder de l’action d’enseigner, de perdre son pouvoir, d’avoir peur de quitter la pédagogie de la transmission ?

Et si c’était avant tout une question de posture du maître, d’attitude à prendre face aux propositions des enfants ?

Et si c’était le compagnonnage la solution d’aide, compagnonnage qui aiderait le maître à découvrir l’énorme potentialité des enfants et leur soif d’apprendre, qui lui montrerait quelle posture adopter, comment organiser le débat, comment provoquer l’interaction entre les enfants, comment construire un groupe positif, ce qui immanquablement réveillerait en lui le besoin de retrouver ses connaissances enfouies, le besoin de continuer à se cultiver* ?

Et si on donnait enfin sa chance au groupe, sa chance au débat mathématique et aux processus collectifs d’apprentissage d’aller à leur terme sans que le maître éprouve à un moment donné le besoin de les interrompe et de les récupérer ?

Monique Quertier 29 janvier 2013

 

* Le savoir mathématique est à la portée de tous : dictionnaires de mathématique, livrets structures de vie, divers livres de classe, Internet...